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Eurosurveillance is planning to publish a special issue on Socio-economic determinants and infections diseases in Europe in spring 2010. For this reason Eurosurveillance invites interested scientists who have research findings in the area to submit papers for review and possible publication. The submission deadline now is 15 November.

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A number of bacterial and viral infections in pregnant women can have serious effects on the unborn child leading to impaired mental and physical health later in life. This week’s issue of Eurosurveillance is dedicated to infectious diseases in pregnancy.

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In preparation for the coming influenza season 2008-9, Eurosurveillance publishes a special issue on prevention of influenza by vaccination. Seasonal influenza poses a serious public health threat because of associated serious morbidity and mortality. In Europe, estimates suggest that influenza is responsible for around 40,000 to 220,000 excess deaths, depending on the severity of the epidemic.

Today Eurosurveillance is publishing a special issue dedicated to the widespread advances made in Europe in estimating the real number of newly acquired HIV infections based on an innovative approach called STARHS

To tie in with World Hepatitis Day on 19 May, the scientific journal Eurosurveillance is today publishing a special issue on viral hepatitis, highlighting issues and challenges related to hepatitis B and C.

On 17 April 2008, Eurosurveillance is publishing a special issue with articles on the measles situation in Europe. The publication is linked to European Immunisation Week which runs from 21-27 April.

World Tuberculosis Day on 24 March commemorates the date in 1882 when Robert Koch presented his findings of the causing agent of tuberculosis (TB) – Mycobacterium tuberculosis. In the run up of this day Eurosurveillance publishes a special issue on the situation of TB in Europe.

Today (6 March, 2008), Eurosurveillance, the European peer-reviewed journal of infectious diseases, publishes a special issue on meningococcal disease. It includes two in-depth articles and an editorial by the European Centre for Disease Prevention and Control (ECDC).


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Eurosurveillance, Volume 5, Issue 7, 01 July 2000
Articles
Paludisme d’aéroport : quatre nouveaux cas dans la banlieue de Paris durant l’été 1999

Citation style for this article: Lusina D, Legros F, Estève V, Klerlein M, Giacomini T. Paludisme d’aéroport : quatre nouveaux cas dans la banlieue de Paris durant l’été 1999. Euro Surveill. 2000;5(7):pii=17. Available online: http://www.eurosurveillance.org/ViewArticle.aspx?ArticleId=17
D Lusina 1, F Legros 2, V Estève 1, M Klerlein 3, T Giacomini 1
1. Laboratoire de Biologie Médicale, Centre Hospitalier Robert Ballanger, France
2. CNRMI & IRD, Paris, France
3. Air France, Paris, France

Au cours de l’été 1999, un nouveau regroupement de quatre cas de paludisme aéroportuaire a été observé en France. L’analyse de ces cas souligne que le paludisme aéroportuaire, rare et de diagnostic difficile, peut être observé en dehors de professions à risque, chez des sujets vivant à proximité d’un l’aéroport. Elle souligne également l’importance du respect des consignes de désinsectisation des avions venant de zone d’endémie palustre. Par ailleurs, elle montre l’importance des signes hématologiques indirects du paludisme, thrombopénie en particulier.

Le paludisme d’aéroport est une éventualité rare, de diagnostic difficile. La nette prédominance de Plasmodium falciparum lui confère une gravité potentielle. Le diagnostic repose d’une part sur l’exclusion de tout autre mode de contamination (séjour en zone d’endémie, transfusion, profession médicale, toxicomanie, tatouage, etc), et d’autre part sur la possibilité d’exposition à des piqûres d’Anopheles infectés importés (profession liée à l’aéronautique, visites à l’aéroport ou domicile proche d’un aéroport ayant des relations avec des pays à haut niveau d’anophélisme et d’endémie palustre, d’Afrique notamment) (1, 2). Il est principalement observé durant les étés chauds, probablement plus favorables à la survie des Anopheles. Les mois d’été en Europe correspondent à la saison des pluies dans les régions d’Afrique situées entre le tropique du cancer et l’équateur, période de forte transmission palustre. Par ailleurs, en Europe le trafic aérien est intense en été du fait des vacances.

Depuis la première description du paludisme d’aéroport en 1977 (3), 71 cas ont été publiés en Europe, dont 24 en France métropolitaine (4, 5). Dans 18 cas, l’aéroport incriminé était Roissy Charles de Gaulle, à l’est de Paris. Parmi ceux-ci, à côté de cas isolés, on peut noter plusieurs "regroupements" d’observations : trois cas durant l’été 1976, trois cas en 1977, et sept cas en 1994 (6,7). Le même type de regroupement a été signalé à proximité d’autres aéroports (2,8,9) et trois cas ont été signalés à proximité de l’aéroport de Luxembourg en juillet et août 1999 (5).

Nous rapportons quatre nouveaux cas de paludisme aéroportuaire observés dans les environs de l’aéroport international Roissy Charles de Gaulle au cours de l’été 1999.

Méthodes

Les données cliniques et biologiques au moment du diagnostic et au cours du suivi ont été relevées pour chaque observation à partir du dossier médical, et par entretiens avec les cliniciens et biologistes qui ont eu à prendre en charge ces quatre patients. Des entretiens répétés avec les patients ont permis d’écarter les autres modes de contamination possibles.

Les anomalies hématologiques nécessitant un contrôle sur frottis sanguin ont été notées car elles peuvent permettre de découvrir un paludisme non suspecté. La thrombopénie est particulièrement fréquente au cours du paludisme (10).

Le diagnostic de paludisme a été réalisé sur frottis mince coloré au May Grünwald Giemsa, permettant le diagnostic d’espèce et le calcul de la parasitémie.

La recherche de Plasmodium effectuée a posteriori sur le don du sang du cas n°1, réalisée par deux laboratoires, a comporté deux techniques de concentration, une recherche d’antigène histidine-rich protéine II (HRP-II), spécifique de Plasmodium falciparum et une sérologie par immunofluorescence indirecte. De plus, un laboratoire a réalisé une PCR (polymerase chain reaction) (11).

Pour le cas n°3, le diagnostic d’espèce du second accès (Plasmodium malariae) a été conforté par la négativité de la recherche d’antigène HRP-II, et confirmé par biologie moléculaire.

La sérologie de cytomégalovirus (CMV) (cas n°4), réalisée par deux laboratoires, a comporté une recherche d’IgG et d’IgM. Une recherche de facteur rhumatoïde par néphélémétrie a été pratiquée sur le premier sérum, à la recherche d’une cause possible de fausse positivité.

Observations

Les principales caractéristiques épidémiologiques des quatre cas sont présentées dans le tableau. Les quatre patients sont caucasiens, et ils ne sont pas apparentés.

Tableau. Principales caractéristiques épidémiologiques des 4 cas de paludisme aéroportuaire observés

 

Cas n°1

Cas n°2

Cas n°3

Cas n°4

Sexe et âge

homme de 30 ans

femme de 29 ans

homme de 43 ans

femme de 25 ans

Professionnel de l’aéronautique

oui

non

non

non

Distance domicile / aéroport (km)

2.8

4

4

4

Date des premiers symptômes

20 juillet

30 juillet

4 août

30 juillet

Date du diagnostic

27 juillet

5 août

11 août

28 août

Délai diagnostique

8 jours

7 jours

8 jours

30 jours

Parasitémie initiale

P. falciparum : 0.8%

P. falciparum : 5.5%

P. falciparum : 2% (2nd accès P. malariae le 16 septembre)

P. falciparum : 5%

Le cas n°1 est un homme de 30 ans. Le 22 juillet 1999, alors qu’il est en vacances en Bretagne, il consulte un médecin généraliste pour un syndrome fébrile (température 38°5C) apparu deux jours plus tôt, avec toux sèche, diarrhée et subictère. Un traitement par anti-inflammatoires non stéroïdiens, aspirine, puis roxithromycine lui est prescrit. De retour en région parisienne, devant l’absence d’amélioration, il consulte aux urgences de l’hôpital d’Aulnay le 27 juillet. La température est à 40°8C, la pression artérielle à 90/60 mmHg, et la fréquence cardiaque à 117. Sa conscience est normale. Son bilan biologique montre une thrombopénie à 33 G/l, des anomalies de l’hémostase (TQ 66%, TCA 46/33, facteur V 70%, complexes solubles positifs), une cytolyse hépatique (transaminases à 18N) et une insuffisance rénale. Ce tableau d’ictère cytolytique hautement fébrile chez un homme de 30 ans pouvait faire évoquer une hépatite virale sévère. Deux facteurs concomitants ont permis d’établir le diagnostic : le clinicien évoque la possibilité d’un paludisme chez ce patient professionnel de l’aviation, et en même temps, la présence de P. falciparum est décelée par le laboratoire lors du contrôle de la thrombopénie : parasitémie à 0,8% soit 35,52 G/l. A J1, devant l’apparition d’une oesogastrite hémorragique sévère avec hypotension, le patient est transféré en réanimation. Le premier traitement par quinine orale est remplacé par la quinine intraveineuse. L’évolution clinique et biologique étant rapidement favorable, avec apyrexie et négativation du frottis sanguin à J3, et il sort le 3 août. Aucun problème particulier n’est noté lors d’une consultation à distance.

Ce patient habite à proximité de l’aéroport (2,8 km) et n’a jamais séjourné en zone d’endémie palustre. Il est mécanicien de piste à l’aéroport de Roissy (entretien des cabines et soutes d’avion) et début juillet, il a effectué plusieurs sessions de travail nocturne sur un appareil provenant d’Angola, pays dont la capitale connaît une transmission continue du paludisme au cours de l’année. La contamination professionnelle paraît hautement probable et se situe probablement entre le 29 juin et le 1er juillet. Les organismes de Sécurité Sociale ont reconnu qu’il s’agissait d’un accident du travail.

Le malade avait fait un don de sang le 19 juillet (24 heures avant l’apparition des symptômes). Le centre de transfusion a été prévenu dès le 27 juillet, et les poches de sang ont pu être retirées du circuit de distribution. Les recherches de Plasmodium a posteriori par examen parasitologique direct, sérologie et recherche d’antigène HRP-II étaient négatives, mais la PCR s’est révélée positive.

Le cas n°2 est une femme de 29 ans, qui consulte le 5 août aux urgences de l’hôpital pour un syndrome fébrile (température 38°5 C à 39° C) apparu le 30 juillet, pour lequel elle avait déjà reçu des anti-inflammatoires non stéroïdiens et de la ceftriaxone. Aux urgences, on note une fièvre à 39,9° C, avec un examen neurologique et des constantes hémodynamiques satisfaisantes. Son bilan biologique montre une thrombopénie à 16 G/l, 5,5% d’hématies parasitées par P. falciparum, soit 209 G/l, et la présence d’un anticoagulant circulant. Devant ce syndrome fébrile marqué, résistant au traitement antibiotique, le diagnostic de paludisme d’aéroport a été évoqué par son médecin généraliste, qui était le même que celui du cas n°1. Hospitalisée, la patiente est traitée par quinine intraveineuse puis orale. Une diarrhée avec déshydratation et une majoration de l’anémie initiale de 10g/dl à 7 g/dl apparaissent en cours d’hospitalisation. La recherche de parasites sur frottis se négative à J4. Elle reste hospitalisée huit jours.

Elle ne s’est pas rendue à l’aéroport dans les semaines précédant l’accès palustre, et exerce une profession sans lien avec celui-ci. Un minibus transportant des employés de l’aéroport, dont une personne vivant chez elle, s’arrête tous les jours devant son domicile, à 4 km au sud est de l’aéroport. On note dans ses antécédents un voyage en Indonésie, en août 1998, avec une prophylaxie bien suivie par chloroquine et proguanil, sans signes évocateurs de paludisme dans les mois qui ont suivi ce voyage. Un paludisme contracté en Indonésie ne peut pas être formellement écarté, même s’il paraît très peu probable 11 mois après le retour pour cette espèce plasmodiale. Le fait que les domiciles des cas n°3 et 4 soient très proches de celui de cette patiente (200 mètres environ) est venu conforter le diagnostic de paludisme d’aéroport.

Le cas n°3, un homme âgé de 43 ans, a consulté son médecin généraliste pour un syndrome fébrile apparu le 4 août. Un premier traitement par cefixime et antipyrétique est prescrit, mais il se révèle inefficace, et un bilan biologique est prescrit. Ici encore, le contrôle sur frottis sanguin de la thrombopénie révèle fortuitement la présence de P. falciparum, et le patient est adressé aux urgences de l’hôpital le 11 août. La température est à 38°6 C, et on note une somnolence. Son bilan biologique montre une thrombopénie à 55 G/l, une cytolyse hépatique (transaminases à 2N), et le frottis met en évidence la présence de P. falciparum (seule espèce), avec une parasitémie à 2%, soit 86 G/l. Il est initialement traité par quinine par voie orale, puis est mis sous quinine intraveineuse et est transféré en réanimation. L’évolution est favorable, et le traitement est poursuivi sept jours au total. Trente cinq jours après le diagnostic de cet accès à P. falciparum, le patient est réhospitalisé pour un accès à P. malariae (seule espèce), traité par quinine. Ce cas constitue la première observation d’une association de P. falciparum et de P. malariae dans ce contexte. La survenue plus tardive de l’accès à P. malariae est probablement due à une incubation plus longue avec cette espèce.

Le patient n’a jamais séjourné en zone d’endémie palustre. Il habite à 4 km au sud est de l’aéroport, et il exerce une profession sans lien avec celui-ci. Il ne s’est pas rendu à l’aéroport dans les semaines précédentes.

Le cas n°4 est une patiente de 25 ans, qui consulte son médecin le 30 juillet pour un tableau de gastro-entérite avec sueurs. Le bilan biologique met en évidence une anémie à 9,4 g/dl associée à une thrombopénie à 42 G/l. Elle est hospitalisée dans une clinique. Elle est alors apyrétique. Des douleurs abdominales apparaissent, et un épanchement intra-abdominal de faible abondance est mis en évidence. L’anémie se majore (hémoglobine : 7,5 g/dl), elle est régénérative (réticulocytes 305 G/L). La sérologie de cytomégalovirus montrant la présence d’IgG et d’IgM, le diagnostic retenu est celui d’anémie hémolytique à CMV.

Le 24 août réapparaissent vomissements, fièvre, frissons et altération de l’état général. Elle consulte à nouveau à la clinique le 28 août, où on note une fièvre à 40°C, une hépatosplénomégalie, et sur le plan biologique une pancytopénie (leucocytes 2,9 G/L, polynucléaires neutrophiles 1,45 G/l, hémoglobine 7,6 g/dl, plaquettes 97 g/L), avec une forte élévation des LDH (lacticodéshydrogénase), et une CRP (C reactive protéine) à 96 mg/l. Une hémopathie est suspectée, et elle est transférée en service spécialisé. La présence de P. falciparum (parasitémie de 5%) est découverte fortuitement lors de l’examen du frottis sanguin réalisé dans l’exploration de sa pancytopénie, 30 jours après l’apparition des symptômes. Elle est mise sous quinine (intraveineuse puis orale, traitement de huit jours au total) et doit être transfusée du fait de la majoration de l’anémie à 4,9 g/dl. L’évolution clinique et biologique est favorable sous traitement. Aucun problème particulier n’est noté lors d’une consultation à distance.

Pour ce qui concerne la sérologie CMV, on peut discuter soit une réactivation d’une infection latente à CMV à l’occasion de l’accès palustre, soit une co-infection, soit encore une fausse positivité de la recherche d’IgM, même si la recherche de facteur rhumatoïde est négative.

Cette patiente ne s’est jamais rendue en zone d’endémie palustre. Elle habite également à 4 km au sud est de l’aéroport. Elle ne travaille pas à l’aéroport et ne s’y est pas rendue dans les semaines précédentes, mais elle travaille dans un élevage de volailles situé à 2 km de celui-ci. Elle aurait donc pu être contaminée soit à son domicile, soit sur son lieu de travail, d’autant que les moustiques peuvent être attirés par les élevages d’animaux.

Discussion

Les cas n°2, 3 et 4 vivent dans un même quartier pavillonnaire, dans un rayon d’environ 200m, à 4 km au sud est de l’aéroport. La possibilité de transport d’Anopheles par des véhicules transportant des employés de l’aéroport a été évoquée, comme pour le regroupement de cas de 1994 (1). Ces trois observations permettent de souligner que le paludisme aéroportuaire peut être observé en dehors de professions à risque, chez des sujets vivant à proximité de l’aéroport.

La difficulté du diagnostic de paludisme d’aéroport explique probablement que le diagnostic ait été porté tardivement (délais de 7 à 30 jours), en seconde intention (les quatre patients avaient initialement reçu un traitement antibiotique), et deux patients sur quatre ont nécessité une prise en charge en soins intensifs. Ces situations sont courantes dans le paludisme d’aéroport.

Trois de ces quatre observations montrent l’importance des signes hématologiques indirects du paludisme, et en premier lieu de la thrombopénie. Il s’agit d’une anomalie fréquente et précoce, mais non constante au cours du paludisme (10,13). Toute thrombopénie nécessite un contrôle sur frottis pour vérifier l’absence d’artefacts liés à l’anticoagulant utilisé (fausses thrombopénies avec présence de plaquettes en amas). A l’occasion de ce contrôle, le laboratoire peut découvrir un paludisme non suspecté par le clinicien. Concernant les autres cytopénies observées pour le cas n°4, l’anémie, de type hémolytique, est classique, mais très inconstante au cours de l’accès palustre. Quant aux leucocytes, le paludisme s’accompagne habituellement d’une absence d’hyperleucocytose au moment du diagnostic parasitologique, voire même parfois d’une leucopénie. L’association d’une thrombopénie et d’une absence d’hyperleucocytose ou d’une leucopénie chez un patient hautement fébrile constitue un signe d’orientation en faveur d’un accès palustre (12,13).

La prévention du paludisme aéroportuaire repose sur le respect du règlement sanitaire international concernant la désinsectisation des aéronefs en provenance des zones d’endémie palustre. Les modalités de cette désinsectisation sont fondées sur les recommandations de l’OMS (Organisation Mondiale pour la Santé) (14). Plusieurs possibilités sont offertes aux compagnies aériennes, dont les principales sont :

a) la désinsectisation "cales enlevées" (pulvérisation d’aérosol passagers à bord, portes fermées, durant le roulage)

b) désinsectisation avant le vol et en début de descente (pulvérisation d’un produit d’action retardée avant l’embarquement des passagers, puis pulvérisation d’un produit d’action immédiate en cours de vol au début de la descente)

c) désinsectisation rémanente (application à intervalle régulier d’un produit rémanent sur les surfaces internes de la cabine et des soutes de l’aéronef).

Les compagnies choisissent une de ces trois méthodes. Pour les deux premières, le contrôle sanitaire aux frontières des aéroports de destination peut exiger la présentation des bombes d’aérosol vides. Le contrôle de la troisième méthode se fait par présentation d’un certificat de traitement délivré par une autorité compétente.

La déclaration rapide des cas de paludisme d’aéroport observés à proximité de Roissy durant l’été 1999 a permis aux autorités sanitaires de rappeler l’importance du respect des consignes de désinsectisation des avions venant de zone d’endémie, d’instaurer une désinsectisation des navettes de transport des employés de l’aéroport et ayant accès aux pistes, et enfin d’alerter les médecins exerçant dans la région de Roissy.

 


Références
  1. Guillet P, Germain MC, Giacomini T, Chandre F, Akogbeto M, Faye O et al. Origin and prevention of airport malaria in France. Trop Med Int Hlth 1998 ; 3 : 700-5.
  2. Van Den Ende J, Lynen L, Elsen P, Colebunders R, Demey H, Depraetere K, et al. A cluster of airport malaria in Belgium in 1995. Acta Clinica Belgica 1998, 53-4 : 259-63.
  3. Giacomini T, Goudal H, Boudon P, Rennes C, Dumouchel P, Petithory JC. A propos de deux cas de paludisme à Plasmodium falciparum. Responsabilité probable d’anophèles importés par voie aérienne. Bull Soc Path Ex 1977 ; 70 : 4, 375-9.
  4. Giacomini T. Paludisme des aéroports et de leurs alentours. Revue du Praticien 1998 ; 48 : 264-7.
  5. Hemmer R. Airport malaria in Luxembourg. Promed@usa.healthnet.org, 26/08/99. 990825171127.
  6. Giacomini F. Paludisme des aéroports : à propos de 7 cas contractés en région parisienne en 1994. Thèse de doctorat en médecine, Paris, 1995.
  7. Giacomini T, Axler O, Mouchet J, Lebrin P, Carlioz R, Paugam B et al. Pitfalls in the diagnosis of airport malaria. Seven cases observed in the Paris area in 1994. Scand J Infect Dis 1997 ; 29 : 4, 433-5.
  8. OMS. Paludisme. Cinq cas de paludisme d’aéroport (Belgique) – Relevé épidémiologique hebdomadaire 1986 ; 30, 235-6.
  9. Bouvier M, Pittet D, Loutan L, Staribinski M. Paludisme des aéroports : mini-épidémie en Suisse. Schweiz Med Wochenschr 1990 ; 120 : 34, 1217-22.
  10. Giacomini T, Lusina D, Foubard S, Baledent F, Guibert F, Le Pennec MP. Diagnostic biologique du paludisme : dangers de l’automatisation de la formule sanguine. Bull Soc Path Ex ; 1991 : 84, 330-7.
  11. Thellier M, Lusina D, Guiguen C, Delamaire M, Legros F, Ciceron L et al. Paludisme aéroportuaire, un risque transfusionnel ? Congrès de la Société Française de Parasitologie, Montpelier, 1-3 mars 2000.
  12. Dale DC, Wolff SM. Studies of the neutropenia in acute malaria. Blood 1973 ; 41 : 197-206.
  13. Carme B, Borgoo V, Faillen N, Delobel J. Numération formule sanguine et orientation diagnostique des accès palustres d’importation en France. Presse Médicale 1996 ; 25 : 1562.
  14. WHO. Recommendations on the desinsecting of aircraft (1985b) Wkly Epidemiol Rec 60, 7, 45-47


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