Eurosurveillance, Volume
11, Issue
9,
01 September 2006
Surveillance report
La surveillance de la lymphogranulomatose vénérienne rectale en France, 2004-2005
M Herida1, B de Barbeyrac2, P Sednaoui3, C Scieux3, N Lemarchand4, G Kreplak5, M Clerc6, J Timsit7, V Goulet8, J C Desenclos9, Caroline Semaille10
Citation style for this article: Herida M, de Barbeyrac B, Sednaoui P, Scieux C, Lemarchand N, Kreplak G, Clerc M, Timsit J, Goulet V, Desenclos JC, Semaille C. La surveillance de la lymphogranulomatose vénérienne rectale en France, 2004-2005. Euro Surveill. 2006;11(9):pii=647. Available online: http://www.eurosurveillance.org/ViewArticle.aspx?ArticleId=647
Date of submission:
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M Herida1, B de Barbeyrac2, P Sednaoui3 C
Scieux4, N Lemarchand5, G Kreplak6,
M Clerc2, J Timsit7, V Goulet1, JC Desenclos1,
C Semaille1
1. Institut de veille sanitaire, Saint-Maurice, France
2. National Reference Centre for Chlamydia infection. Université Bordeaux
2, Bordeaux, France
3. Institut Alfred Fournier, Paris, France
4. Bacteriology Laboratory. Hôpital Saint-Louis, Paris, France
5. Hôpital Léopold Bellan, Paris, France
6. Bacteriology Laboratory Chemin Vert, Paris, France
7. Hôpital Saint-Louis, Paris, France
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La lymphogranulomatose vénérienne
(LGV) est une infection sexuellement transmissible (IST) due aux souches
de Chlamydia
trachomatis appartenant au génotype L1, L2 ou L3.
Une alerte portant sur une épidémie de LGV chez des hommes
ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes aux Pays-Bas a été publiée
en janvier 2004. Les premiers cas de LGV rectale en France ont été diagnostiqués
en mars 2004. En avril 2004, une surveillance sentinelle de la LGV était
mise en place.
La plupart des centres participants étaient situés à Paris
ou Bordeaux. Seuls les cas confirmés de LGV rectale étaient
pris en compte dans cette surveillance. Des prélèvements
rectaux positifs par PCR pour C. trachomatis étaient envoyés
au Centre national de référence des infections à Chlamydia
pour procéder au génotypage. Des données épidémiologiques
de base fournies par les médecins traitants ainsi que les résultats
du génotypage étaient adressés à l’Institut
de veille sanitaire (InVS), où les données étaient
enregistrées anonymement.
Fin décembre 2005, un total de 328 souches rectales de C. trachomatis isolées chez des hommes ont ainsi été génotypées
et 244 (74%) appartenaient au génotype L2. Aucun génotype
L1 ou L3 n’a été identifié.
Un diagnostic a été établi rétrospectivement
pour 46 cas. L’âge médian des patients atteints de LGV était
de 39 ans. Le statut par rapport au VIH était connu pour 96 patients
: 82/96 (85%) étaient infectés par le VIH. La majorité des
cas de LGV (92%) ont été diagnostiqués en région
parisienne. Parmi les autres souches (26%) de C. trachomatis,
les génotypes
Da et G étaient les plus fréquents.
Comme pour la syphilis ces dernières années, l’émergence
de la LGV en Europe touche essentiellement les homosexuels masculins infectés
par le VIH. Le dépistage et le traitement des IST devraient faire
partie du suivi clinique de cette population.
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L'article complet est disponible en anglais
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