Eurosurveillance banner


Eurosurveillance invites authors to submit papers for a special issue on HIV/AIDS and other sexually transmitted infections (STI) in men who have sex with men (MSM). The topic is in line with the main theme of World AIDS Day 2009 events organised by the European Centre for Disease Prevention and Control and aims at drawing attention to the epidemiological importance of MSM in HIV and other STI and directing the ECDC activities to focus on main risk groups.

Eurosurveillance is planning to publish a special issue on Socio-economic determinants and infections diseases in Europe in spring 2010. For this reason Eurosurveillance invites interested scientists who have research findings in the area to submit papers for review and possible publication. The submission deadline now is 15 November.

The data from 27 European Union countries plus Iceland, Liechtenstein and Norway show that considerable progress has been made in preventing and controlling the disease. The number of newly diagnosed cases and the overall notification rate declined continuously in the past decade, and the notification rate in 2007 was 12% lower than in 2003. In spite of this decline, a total of 84,917 new cases of TB were registered in 2007 and a number of challenges hamper the progress towards the elimination of TB in the EU.

A number of bacterial and viral infections in pregnant women can have serious effects on the unborn child leading to impaired mental and physical health later in life. This week’s issue of Eurosurveillance is dedicated to infectious diseases in pregnancy.

The emergence and spread of antimicrobial resistance (AMR) is a growing problem in many European countries. To mark the very first European Antibiotic Awareness Day, on 18 November, the scientific journal Eurosurveillance runs a series of articles to highlight main aspects of the AMR problem in Europe. They will be published in two issues on 13 and 20 November 2008.

In preparation for the coming influenza season 2008-9, Eurosurveillance publishes a special issue on prevention of influenza by vaccination. Seasonal influenza poses a serious public health threat because of associated serious morbidity and mortality. In Europe, estimates suggest that influenza is responsible for around 40,000 to 220,000 excess deaths, depending on the severity of the epidemic.

Today Eurosurveillance is publishing a special issue dedicated to the widespread advances made in Europe in estimating the real number of newly acquired HIV infections based on an innovative approach called STARHS

To tie in with World Hepatitis Day on 19 May, the scientific journal Eurosurveillance is today publishing a special issue on viral hepatitis, highlighting issues and challenges related to hepatitis B and C.

On 17 April 2008, Eurosurveillance is publishing a special issue with articles on the measles situation in Europe. The publication is linked to European Immunisation Week which runs from 21-27 April.

World Tuberculosis Day on 24 March commemorates the date in 1882 when Robert Koch presented his findings of the causing agent of tuberculosis (TB) – Mycobacterium tuberculosis. In the run up of this day Eurosurveillance publishes a special issue on the situation of TB in Europe.

Today (6 March, 2008), Eurosurveillance, the European peer-reviewed journal of infectious diseases, publishes a special issue on meningococcal disease. It includes two in-depth articles and an editorial by the European Centre for Disease Prevention and Control (ECDC).


In this issue


Home Eurosurveillance Monthly Release  2000: Volume 5/ Issue 10 Article 2 Printer friendly version
Back to Table of Contents
en es fr it pt
Previous Next

Eurosurveillance, Volume 5, Issue 10, 01 October 2000
Euroroundup
Surveillance de la résistance aux antituberculeux : les recommandations européennes

Citation style for this article: Schwoebel V, Lambregts CS, Moro ML, Drobniewski F, Hoffner SE, Raviglione MC, Rieder HL. Surveillance de la résistance aux antituberculeux : les recommandations européennes. Euro Surveill. 2000;5(10):pii=33. Available online: http://www.eurosurveillance.org/ViewArticle.aspx?ArticleId=33
V. Schwœbel 1, C.S.B. Lambregts 2, M.L. Moro 3, F. Drobniewski 4, S.E. Hoffner 5, M.C. Raviglione 6, H.L. Rieder 7 au nom d’un Groupe de Travail de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et de l’Union Internationale Contre la Tuberculose et les Maladies Respiratoires (IUATLD)

1 Institut de Veille Sanitaire, Saint-Maurice, France
2 Royal Netherlands Tuberculosis Association, La Haye, Pays-Bas
3 Istituto Superiore di Sanità, Rome, Italie
4 Public Health Laboratory Service, Londres, Royaume-Uni
5 Institut Suédois pour le Contrôle des Maladies Infectieuses, Solna, Suède
6 Organisation Mondiale de la Santé, Genève, Suisse
7 Union Internationale Contre la Tuberculose et les Maladies Respiratoires, Paris, France


Le contrôle de la tuberculose se heurte au problème de la résistance aux antituberculeux, dont l’étendue en Europe reste mal connue. L’objectif des récentes recommandations européennes sur la surveillance de la résistance aux antituberculeux, émises par un groupe de travail réunissant des représentants de l’OMS, de l’IUATLD et de 35 pays de la Région Europe de l’OMS, est d’améliorer la standardisation des définitions et des méthodes. Elles mettent l’accent sur l’assurance de la qualité et sur la mise en relation des données de laboratoires et des données de déclaration. A l’avenir, la surveillance de la résistance aux antituberculeux devrait faire partie intégrante de la surveillance de la tuberculose.

La résistance aux antituberculeux, et en particulier la multirésistance (définie comme la résistance à l’isoniazide et à la rifampicine, avec ou sans résistance à d’autres médicaments) est un vrai problème face au contrôle de la tuberculose. Le traitement des malades présentant une multirésistance est long et coûteux et les résultats généralement médiocres. Les cas de tuberculose multirésistante peuvent être contagieux pendant une période prolongée et être responsables d’épidémies, en particulier chez les personnes infectées par le VIH. La résistance aux antituberculeux résulte de la sélection de bacilles mutants résistants lors d’un traitement inadapté, sa présence au sein d’une communauté est donc un indicateur d’une mauvaise utilisation, présente ou passée, des antituberculeux.

Au cours des dernières années, des épidémies de tuberculose multirésistante ont été rapportées en Europe de l’Ouest (1-3) et certains pays d’Europe de l’Est (4) ont des taux de résistance importants. L’étendue de la résistance aux antituberculeux en Europe reste cependant mal documentée.

Un groupe de travail comprenant des représentants de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), de l’Union Internationale Contre la Tuberculose et les Maladies Respiratoires (IUATLD) et de 35 pays de la région Europe de l’OMS a été mis en place en 1998 afin d’adapter au contexte Européen les recommandations internationales publiées récemment par l’OMS/IUATLD (5). Le rapport complet des recommandations et la liste des participants à ce groupe de travail ont fait l’objet d’une publication récente (6).

Les systèmes européens de surveillance de la résistance aux antituberculeux en Europe

En 1998, une enquête par voie postale a été menée auprès des coordinateurs de la surveillance de la tuberculose dans les 51 pays de la région Europe de l’OMS, à laquelle 47 pays ont répondu. Trente-deux pays effectuaient un antibiogramme de façon systématique chez tous les patients atteints de tuberculose. Le nombre de laboratoires (publics ou privés) pratiquant ces antibiogrammes par million d’habitants variait de façon importante d’un pays à l’autre, de 0,1 au Royaume-Uni à 3,2 en Biélorussie. La plupart des pays (35) avaient un laboratoire national de référence pour les mycobactéries avec des responsabilités variées comprenant l’expertise, la formation, la recherche et les programmes "d’assurance qualité ". Si la majorité de ces laboratoires (22) participaient à un programme international de contrôle de qualité, seuls 11 d’entre eux organisaient un tel programme pour les autres laboratoires du pays.

Trente-neuf pays ont déclaré avoir effectué une surveillance de la résistance aux antituberculeux au cours de la période 1992-1997. Dans 24 pays, un ou plusieurs systèmes nationaux de surveillance en continu étaient mis en place : 22 étaient basés sur la déclaration des résultats des antibiogrammes pour les médicaments de première intention ou des cas résistants. Dans quatre pays (Belgique, Danemark, France et Portugal), seuls les cas de tuberculose multirésistante étaient déclarés. Les résultats de laboratoires ont été mis en relation avec les données de déclaration de la tuberculose dans seulement quelques pays. Des enquêtes nationales ont été réalisées dans quatre pays et 15 pays disposaient de systèmes ne couvrant pas l’ensemble du territoire national.

Ces données, y compris la généralisation de la pratique de l’antibiogramme dans bon nombre de pays, montrent que la surveillance de la résistance aux antituberculeux en Europe est possible. Il est cependant nécessaire d’améliorer la standardisation

Les objectifs de la surveillance de la résistance aux antituberculeux

Au niveau national, les objectifs sont d’évaluer la qualité des traitements antituberculeux, d’identifier les populations à haut risque de résistance et, dans un deuxième temps, de fournir des indications sur la transmission de la tuberculose résistante. Les résultats devraient permettre d’améliorer le traitement de la tuberculose et de mieux cibler les actions pour prévenir le développement et la transmission de la tuberculose résistante.

Au niveau européen, l’objectif est de comparer entre les pays les niveaux de résistance et leur évolution et d’identifier les groupes de population à haut risque afin d’aider à coordonner les efforts de contrôle de la tuberculose.

Méthodes

Dans les pays où les ressources le permettent, les laboratoires devraient déclarer les résultats des tests de sensibilité (ou antibiogrammes) de tous les isolats du complexe Mycobacterium tuberculosis. La déclaration par les laboratoires des isolats M. tuberculosis représente déjà un élément essentiel des recommandations européennes pour la surveillance de la tuberculose (7,8).

D’autres solutions sont envisageables dans les pays où un tel système ne peut être mis en place : enquêtes représentatives basées sur un échantillonnage approprié, ou surveillance sentinelle à partir d’une sélection de laboratoires ou de centres de diagnostic non tirés au sort.

Les médicaments de première ligne à tester sont l’isoniazide, la rifampicine, l’éthambuthol et la streptomycine. L’antibiogramme devrait être réalisé selon l’une des méthodes suivantes :

  • la méthode des proportions sur milieu Löwenstein-Jensen ou de Middlebrook 7H10
  • la méthode radiométrique des proportions
  • la méthode des ratios de résistance
  • la méthode de concentration absolue.

Quelle que soit la méthode adoptée, l’assurance de la qualité (9) est essentielle. Elle comprend un contrôle de qualité interne et, dans les pays où plusieurs laboratoires effectuent des antibiogrammes, un programme national de contrôle de la qualité doit être organisé avec un échange régulier de panels de souches codées entre les laboratoires afin de les re-tester à l’aveugle.. En outre un programme international de contrôle de la qualité devrait être organisé entre les laboratoires de référence nationaux et un laboratoire (supranational) externe. Un réseau européen de laboratoires de référence supranationaux a été mis en place à cet effet par l‘OMS et l’IUATLD.

La mise en relation des données de laboratoires et des données cliniques de déclaration doit être réalisée le plus tôt possible au niveau local ou national, basée sur la date de prélèvement (afin d’identifier l’échantillon prélevé au début du traitement) et sur le nom du patient ou un autre identifiant (selon les exigences légales du pays).

L’analyse des données

La proportion des cas de tuberculose dont le bacille est résistant à un médicament ou à une combinaison de médicaments en début de traitement, en particulier la proportion de résistance à l’isoniazide, à la rifampicine ou aux deux médicaments (multirésistance, MDR) sont les principaux indicateurs d’intérêt. Ces proportions doivent être calculées parmi le nombre total de cas confirmés (i.e. culture-positive) déclarés au cours d’une année civile, et séparément :

  • chez les patients déjà traités (au moins un mois de traitement avec une combinaison d’antituberculeux, en excluant la chimiothérapie préventive), représentant un indicateur de résistance acquise;
  • chez les patients jamais traités (comme définis précédemment), représentant un indicateur de résistance primaire.

Les résultats doivent être présentés par année civile et analysés selon l’âge, le sexe, la localisation de la maladie, et les résultats des frottis d’expectoration. Dans les pays d’Europe déclarant un niveau élevé de résistance chez les immigrants, les résultats doivent être analysés séparément en tenant compte de l’origine (lieu de naissance) du patient. L’évolution des proportions de résistance spécifique par âge parmi les patients jamais traités et nés dans le pays où le diagnostic a été réalisé, peut donner une indication sur le développement de la résistance au cours du temps.

La surveillance de la multirésistance

La surveillance de la résistance en début du traitement ne capte qu’un sous-groupe de cas multirésistants, la multirésistance pouvant apparaître en cours de traitement (et donc ne pas être présente au moment de la déclaration). De plus, les cas de tuberculose multirésistante peuvent rester contagieux pendant une longue période sans être à nouveau déclarés. Il est cependant possible de mettre en place un système de surveillance spécifique pour la tuberculose multirésistante, sous réserve qu’un antibiogramme soit réalisé au moins une fois par an chez ces patients. La déclaration des isolats multirésistants devrait être possible, y compris dans les pays où la déclaration de l’ensemble des résultats d’antibiogramme ne peut encore être mise en place.

Le nombre de patients avec au moins un isolat multirésistant sur une année civile permet d’estimer la prévalence annuelle de la tuberculose multirésistante dans le pays. Hormis l’âge, le sexe, le lieu de naissance, les antécédents de tuberculose, la localisation de la maladie et les résultats du frottis d’expectoration, d’autres informations tels que le traitement et ses résultats ainsi que le statut sérologique VIH du patient peuvent être recueillies. Ces informations pourraient être obtenues au moins une fois par an, soit par une mise en relation avec les données de déclaration de la tuberculose, soit à partir d’un questionnaire distinct.

Conclusion

Dans tous les pays disposant de moyens suffisants, la surveillance de la résistance aux antituberculeux doit faire partie intégrante de la surveillance de la tuberculose. Le réseau européen de laboratoires supranationaux créé récemment devrait faciliter la mise en place d’une assurance qualité. La mise en relation des déclarations des laboratoires sur les résultats des antibiogrammes et des données cliniques de la déclaration est un élément essentiel pour obtenir une information valide et représentative de la résistance aux antituberculeux. L’intégration des laboratoires dans le système de déclaration, comme cela est recommandé, devrait aider à atteindre cet objectif.


Références
  1. Multi-drug resistant tuberculosis outbreak on an HIV ward - Madrid, Spain, 1991-1995. Morb Mortal Wkly Rep 1996; 45: 330-333.
  2. Breathnach AS, de Ruiter A, Holdsworth GM, Bateman NT, O’Sullivan DG, Rees PJ, et al. An outbreak of multi-drug-resistant tuberculosis in a London teaching hospital. J Hosp Infect 1998; 39: 111-117.
  3. Moro ML, Gori A, Errante I, Infuso A, Franzetti F, Sodano L, et al. An outbreak of multi-drug resistant tuberculosis involving HIV-infected patients of two hospitals in Milan, Italy. AIDS 1998; 12: 1095-1102.
  4. Pablos-Méndez A, Raviglione MC, Laszlo A, Binkin N, Rieder HL, Bustreo F, et al. Global surveillance for antituberculosis-drug resistance, 1994-1997. N Engl J Med 1998; 338: 1641-1649.
  5. World Health Organization and International Union Against Tuberculosis and Lung Disease. Guidelines for surveillance of drug resistance in tuberculosis. World Health Organization Document WHO/TB/96.216.,Geneva, 1996.
  6. Schwœbel V, Lambregts-van Weezenbeek CSB, Moro ML, Drobniewski F, Hoffner SE, Raviglione MC, Rieder HL. Standardisation of antituberculosis drug resistance surveillance in Europe. Recommendations of a Working Group of the World Health Organization (WHO) and the European Region of the International Union Against Tuberculosis and Lung Disease (IUATLD). . Eur Resp J 2000; 16: 364-71.
  7. Woods GL, Ridderhof JC. Quality assurance in the mycobacteriology laboratory. Quality control, quality improvement, and proficiency testing. Clin Lab Med 1996; 16: 657-675.
  8. Rieder HL, Watson JM, Raviglione MC, Forssbohm M, Migliori GB, Schwoebel V, et al. Surveillance of tuberculosis in Europe. Recommendations of a Working Group of the World Health Organization (WHO) and the European Region of the International Union Against Tuberculosis and Lung Disease (IUATLD) for uniform reporting on tuberculosis cases. Eur Resp J 1996; 9: 1097-1104.
  9. Schwoebel V, Rieder HL, Watson JM, Raviglione MC for the working group for uniform reporting on tuberculosis cases in Europe. Surveillance of tuberculosis in Europe. Eurosurveillance 1996; 1: 5-8.


Back to Table of Contents
en es fr it pt
Previous Next

Disclaimer:The opinions expressed by authors contributing to Eurosurveillance do not necessarily reflect the opinions of the European Centre for Disease Prevention and Control (ECDC) or the Editorial team or the institutions with which the authors are affiliated. Neither the ECDC nor any person acting on behalf of the ECDC is responsible for the use which might be made of the information in this journal.
The information provided on the Eurosurveillance site is designed to support, not replace, the relationship that exists between a patient/site visitor and his/her physician. Our Website does not host any form of commercial advertisement.

Eurosurveillance [ISSN] - ©2008 All rights reserved
 

This website is certified by Health On the Net Foundation. Click to verify. This site complies with the HONcode standard for trustworthy health information:
verify here.